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Calvitie au vertex : comment stopper et traiter la chute ?

Bruno
Bruno Mentor capillaire
· 23 septembre 2026 · 10 min de lecture

C’est souvent le coiffeur ou une photo prise de dos qui vous l’apprend : le sommet de votre crâne se dégarnit. La calvitie du vertex, cette tonsure qui s’installe en cercle au sommet de la tête, a la particularité d’être invisible pour celui qui la porte, et très visible pour les autres.

Bonne nouvelle : c’est aussi la zone du crâne qui répond le mieux aux traitements. Voici tout ce qu’il faut savoir sur son évolution, les solutions médicales qui fonctionnent vraiment et ce qu’implique une greffe à cet endroit précis.

À retenir

La calvitie du vertex (la tonsure au sommet du crâne) présente un paradoxe intéressant : c’est la zone qui se dégarnit le plus facilement sous l’effet de la DHT, mais aussi celle qui répond le mieux aux traitements médicaux. D’où une règle simple : traiter tôt, greffer ensuite si nécessaire.

Les repères clés
83 %
de chute stabilisée sous finastéride
40 à 60 %
de repousse au vertex sous minoxidil
800 à 3 800
greffons selon l’étendue
12 à 18 mois
avant le résultat final d’une greffe
L’atout du vertex
Ses follicules sont moins fibrosés qu’au front : ils réagissent mieux aux traitements.
Sa difficulté
Zone large, moins vascularisée, avec un tourbillon délicat à reconstruire.
La stratégie gagnante : aux stades précoces, testez sérieusement finastéride et minoxidil pendant 6 à 12 mois avant d’envisager une greffe.

Qu’est-ce que la calvitie du vertex ?

Vue de dessus d'un crâne montrant le tourbillon et la zone circulaire dégarnie du vertex

Le vertex, aussi appelé couronne ou sommet du crâne, désigne la zone circulaire située au-dessus de l’arrière de la tête, autour du tourbillon naturel (le whorl). Il se distingue de la ligne frontale et des golfes temporaux, qui forment l’autre grand front de la calvitie masculine.

La calvitie du vertex correspond à une alopécie androgénétique touchant spécifiquement cette zone. Elle apparaît souvent après les premiers signes frontaux, mais peut aussi être le tout premier signe visible : c’est le fameux stade « Norwood III vertex ». Elle s’étend ensuite en cercle autour du tourbillon, avant de finir par rejoindre la zone frontale dégarnie aux stades avancés. Pour situer votre propre évolution, notre article sur l’âge de stabilisation de la calvitie apporte un éclairage utile.

Pourquoi le vertex se dégarnit-il ? Le rôle de la DHT

Le mécanisme est le même que pour le reste de la calvitie masculine : chez les hommes génétiquement prédisposés, la DHT (dihydrotestostérone) provoque une miniaturisation progressive des follicules sensibles. Les cheveux deviennent plus fins, plus courts, puis cessent de repousser.

Mais le vertex présente deux particularités qui changent tout dans la stratégie à adopter. D’abord, ses follicules sont particulièrement sensibles à la DHT, d’où un dégarnissement rapide. Ensuite, et c’est le point clé, ils sont moins fibrosés que ceux de la ligne frontale : autrement dit, ils restent plus longtemps récupérables, ce qui les rend nettement plus réceptifs aux traitements médicaux.

Une troisième particularité concerne cette fois la chirurgie : la zone est moins bien vascularisée que le front, ce qui ne compromet pas la prise des greffons mais ralentit la maturation du résultat.

Les traitements médicaux : la zone où ils marchent le mieux

Comprimés et flacon compte-gouttes posés côte à côte, illustrant l'association des traitements médicaux contre la calvitie du vertex

C’est le message principal de cet article : si vous découvrez une tonsure naissante, les traitements médicaux méritent d’être essayés sérieusement avant toute chirurgie.

Le finastéride (1 mg par jour) est le médicament de référence. Il stabilise ou arrête la chute chez environ 83 % des hommes, avec une repousse visible chez environ deux tiers d’entre eux. Fait notable : l’étude de référence sur le finastéride a justement été menée sur des hommes présentant une calvitie du vertex, et c’est bien là que la repousse est la plus nette, la ligne frontale répondant moins bien.

Le minoxidil 5 % (en application locale) apporte de son côté une repousse significative au vertex chez 40 à 60 % des hommes, avec un effet maximal entre 6 et 12 mois. Là encore, la couronne répond mieux que le front.

L’association des deux donne des gains de densité supérieurs à chaque molécule prise isolément. C’est pourquoi la combinaison finastéride + minoxidil est souvent recommandée en première intention sur un vertex débutant.

Une limite essentielle à garder en tête : ces traitements ne recréent pas de follicules détruits. Ils agissent tant que le follicule est miniaturisé mais encore vivant. Sur une zone totalement glabre depuis des années, seule une greffe peut restaurer une couverture.

Combien de greffons faut-il pour le vertex ?

Si la greffe devient l’option retenue, la première question est celle du volume. Le vertex étant une surface large, il est gourmand en greffons. Voici les fourchettes généralement constatées selon le stade :

StadeAspect du vertexGreffons (vertex seul)Stratégie conseillée
Norwood III vertexTonsure naissante800 à 2 000Traitement médical en première intention
Norwood IVTonsure nette, front qui recule1 200 à 2 500Traitement, greffe possible selon la gêne
Norwood VVertex étendu (50 à 70 cm²)2 400 à 3 800Greffe + traitement pour protéger les natifs
Norwood VI et VIIVertex et front connectés3 800 à 5 200Plan global 5 000 à 6 500 greffons, en 1 à 2 séances
Fourchettes indicatives : le nombre exact dépend de la surface à couvrir, de la densité native et de votre zone donneuse. Seul un chirurgien peut l’établir précisément.

Le calcul se fait simplement : surface à couvrir (en cm²) × densité cible (greffons/cm²). Un vertex de 40 cm² visé à 30 greffons/cm² demande donc environ 1 200 greffons. Pour approfondir ce point, consultez notre article dédié au nombre de greffons pour le vertex.

À noter : les chirurgiens visent volontairement une densité plus basse au vertex qu’en frontal, généralement 25 à 35 greffons/cm² contre 40 à 50 sur la ligne frontale. Ce n’est pas de l’économie mal placée : le tourbillon et le jeu de lumière permettent de masquer le cuir chevelu avec moins de greffons, ce qui préserve votre capital donneur pour les zones plus visibles de face.

Greffer le vertex : les difficultés propres à cette zone

Techniquement, le vertex est considéré comme l’une des zones les plus délicates à greffer, pour trois raisons :

  • Le tourbillon. Il faut reconstruire le motif en spirale et orienter chaque incision dans le sens naturel de la pousse. Un tourbillon mal reproduit donne un rendu immédiatement artificiel.
  • La vascularisation. Moins riche qu’au front, elle n’empêche pas la prise des greffons mais ralentit la maturation du résultat.
  • La surface. Aux stades avancés, le vertex consomme une part énorme du capital donneur, ce qui impose des arbitrages.

C’est pour cela que le choix de la technique et surtout du chirurgien compte particulièrement ici. Les techniques FUE et DHI sont toutes deux utilisables, l’essentiel étant la maîtrise de l’angulation.

Combien de temps pour voir le résultat au vertex ?

C’est un point qui déstabilise beaucoup de patients : le vertex repousse plus lentement que le front, avec 2 à 3 mois de décalage. Voici le calendrier typique :

Délai après la greffeCe qui se passe au vertex
2 à 8 semainesChute des cheveux greffés (shock loss) : la tonsure peut paraître plus nue qu’avant
3 à 4 moisPremiers cheveux fins et irréguliers, la couverture commence à se reconstruire
6 à 9 moisVertex nettement plus fourni : 30 à 50 % de la densité finale, encore en progression
12 à 18 moisRésultat final : densité stabilisée, tiges épaissies, spirale bien reconstituée
Le vertex a environ 2 à 3 mois de retard sur la ligne frontale, en raison d’une vascularisation plus faible. C’est normal : on ne juge pas un vertex greffé avant 12 mois.

Autrement dit, là où une ligne frontale peut être quasiment aboutie à 8-12 mois, un vertex ne se juge sérieusement qu’à 12, voire 18 mois. C’est long, mais le résultat obtenu est ensuite durable dans le temps.

Traitement ou greffe : que faire selon votre stade ?

Voici comment raisonner concrètement, selon l’avancement de votre tonsure.

Au stade Norwood III vertex (tonsure naissante), la priorité va clairement au traitement médical. Finastéride et minoxidil ont ici leurs meilleures performances, et six à douze mois d’essai sérieux permettent souvent de stabiliser, voire de densifier, sans passer par la chirurgie. Une greffe reste possible, mais elle peut souvent attendre.

Aux stades Norwood IV et V (tonsure moyenne à large), la greffe devient pertinente si la gêne est réelle. Mais elle doit impérativement s’accompagner d’un traitement médical, afin de protéger les cheveux natifs situés autour des greffons et d’éviter un effet « îlot » quelques années plus tard.

Aux stades Norwood VI et VII (vertex et front connectés), on entre dans une logique de plan global, souvent en plusieurs séances. La stratégie habituelle consiste à prioriser le front et le milieu du crâne, plus visibles de face, à accorder au vertex une densité volontairement modérée, et à utiliser la médecine pour préserver le plus longtemps possible ce qui reste.

Calvitie du vertex : vos questions
La calvitie du vertex peut-elle se stabiliser toute seule ?
Non. L’alopécie androgénétique est évolutive : sans traitement, le vertex continue de s’étendre, à un rythme variable selon les personnes. Elle finit par ralentir avec l’âge, mais après avoir causé la perte. C’est pourquoi agir tôt change beaucoup de choses.
Pourquoi le vertex répond-il mieux que la ligne frontale aux traitements ?
Parce que ses follicules, bien que très sensibles à la DHT, sont moins fibrosés que ceux de la ligne frontale. Ils restent donc plus longtemps « récupérables ». Les essais sur le finastéride ont d’ailleurs été menés en priorité sur cette zone, avec les meilleurs résultats.
Peut-on greffer le vertex si la zone donneuse est limitée ?
C’est tout l’enjeu. Le vertex est une grande surface, très gourmande en greffons. Quand la réserve donneuse est faible, les chirurgiens privilégient le front et le milieu du crâne (plus visibles de face) et donnent au vertex une densité plus modérée, voire le traitent en second temps.
Faut-il continuer le traitement après une greffe du vertex ?
Oui, c’est vivement recommandé. La greffe redensifie la zone, mais ne protège pas vos cheveux natifs restants, qui continueront de se miniaturiser. Poursuivre finastéride et minoxidil évite de voir la calvitie progresser autour des greffons.
Une micropigmentation peut-elle aider au vertex ?
Oui, en complément. La micropigmentation capillaire crée une illusion de densité en réduisant le contraste entre cheveux et cuir chevelu, ce qui fonctionne bien sur un vertex clairsemé. Mais c’est un camouflage : elle ne fait pas repousser de cheveux et ne remplace pas un traitement.

Pour savoir où vous en êtes vraiment et combien de greffons seraient nécessaires dans votre cas, mieux vaut un avis personnalisé. Notre diagnostic capillaire gratuit vous aide à faire ce point en quelques minutes, sans engagement.

Cet article est rédigé à visée informative et ne remplace pas un avis médical. Le finastéride et le minoxidil sont des traitements avec leurs indications et effets indésirables : leur prescription relève d’un médecin.

Bruno
Auteur

Bruno Rousseau

Mentor capillaire indépendant · ex-greffé

Je suis passé par là. Calvitie diagnostiquée à 28 ans, deux ans de doute, une greffe en 2022. J'ai créé Hair Mentor pour donner aux lecteurs ce que j'aurais voulu trouver à l'époque : des avis honnêtes sur les cliniques, sans commission cachée, et la possibilité d'en parler avec quelqu'un qui a vécu la même chose.

Tous mes contenus sont relus par des professionnels de santé partenaires. Aucun lien d'affiliation avec les cliniques évoquées.

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